Il fait nuit
une nuit sans écho
sans forme, ni sépulture
une nuit sans sommeil,
sans présence.
Une absence de nuit, qui tel un monstre, ramperait dans mon ventre.
Je n'ai plus de soleil, et encore moins de pleurs.
Mes élans sont partis,
enfouis dans l'au-delà, de pensées sans accord.
Les allées sont désertes, les sources sont taries, et les battements de coeur se perdent dans le vide
absolu.
Échec
et mat
dissoudre le présent
effacer l'infini
repartir vers ailleurs, mais ailleurs est ailleurs,
et je suis là
béton, pierre, immobile.
Mes mots se contrechoquent, s'enlisent dans le silence.
Toi tu es quelque part, et je ne t'atteins pas,
je t'imagine, tu me découvres, nous nous aimons.
Peut-être.
Silence,
encore, et encore, et pourtant.
Combien faut-il de temps pour attendre la mort ?
Combien faut-il de jours avant de se connaître ?
Les nuages reviennent et je suis seul, toujours,
sous cette pluie battante qui cogne contre mes vitres.
Il n'y a plus rien.
Rien.
Que cette coquille vide, que je sens être moi, qui attend le grand jour, dans la cave, dans le sol.
Les racines pourrissent, et je ne sens plus rien.
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